Faire avec. L’écriture de l’usage

Philippe Charron

Résumé


Dans cet article, nous examinons la portée d’une esthétique du faire avec, idée notamment proposée par Jean-Charles Massera dans son texte “It’s too late to say littérature”. Plutôt que de relayer le faire avec et le renouvellement des formes d’écriture qui lui est corrélative à une re-sensibilisation au sens de l’histoire que prône Massera, nous proposons plutôt, afin d’échapper au représentationnalisme, de placer le faire avec sous le signe de l’écriture de l’usage. Conçue ici en tant que réseau de pratiques sociales, et corrélativement, en tant que manières circonstancielles dont les agents emploient diversement les ressources qui sont à leur portée, la notion d’usage mènera à accorder une attention particulière aux procédés de pensée et aux manipulations contextuelles et situationnelles de signes par lesquels différents auteurs cherchent non pas à se réfugier dans la littérature, mais au contraire, à entrer dans le mouvement pratique de la vie ordinaire, dans un monde qui est toujours en train de se faire. Cette réflexion nous conduit par ailleurs à prendre en considération la notion d’ “expérimentation” qui, loin d’être synonyme d’expérience singulière et en rupture avec le cours ordinaire de la vie, participe d’une perspective pratique qui cherche à mettre de l’avant la continuité connective entre nos manières de faire tout comme le renouvellement et la reconfiguration réciproques entre celles-ci.


Mots-clés


faire avec ; usages ; pratiques ; expérimentation ; histoire

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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