Écritures en luttes dans le cyberespace : existe-t-il une littérature hacktiviste ?

Aurélien Maignant

Résumé


La digitalisation croissante de nos existences s'est accompagnée de mutations des systèmes de contrôle, mais aussi de l'apparition de nouvelles résistances online qu'on rassemble sous l'appellation protéiforme d'hacktivismes. En faisant l'hypothèse que le web constitue un système de guidage par le langage, cet article interroge et présente les rénovations numériques des littératures politiques radicales, en montrant notamment qu'elles peuvent rêver une textualité-action-directe au croisement des langages naturels et des langages formels.  L'article s'essaye à circonscrire certaines conditions de possibilité de ces écritures hacktivistes lorsqu'elle cherchent à devenir une praxis à l’intérieur du berceau conceptuel du hack : le web. En trois temps – rénovation des écritures d'agit-prop ; dénonciation des architextes autoritaires ; hack des architextes autoritaires – nous revenons sur certains aspects des luttes du cyberespace, en théorie comme en pratique, tout en abordant différents exemples qui en exploitent les possibilités et répondent à des questions inattendues : qu’est-ce qu’un générateur algorithmique de propagande ? Le texte de Farenheit 451 peut-il brouiller les protocoles de surveillance de la NSA ? Peut-on pirater les pages web des banques pour les remplacer par de la poésie ?

Mots-clés


littérature numérique ; théorie des médias ; hack ; hacktivisme ; anarchisme

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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