Behind closed doors: Postcolonial Domesticity, Whiteness, and the Making of petits Blancs

Etienne Achille

Résumé


L’objectif de cet essai est d’explorer la notion de francité à partir de l’intersection entre le domestique et le (post)colonial qui a déjà, dans d’autres contextes, facilité l’émergence de nouvelles perspectives sur la race. À travers l’analyse du second roman de Leïla Slimani, Chanson douce (prix Goncourt 2016), nous étudions la façon dont l’auteure politise un appartement bourgeois parisien et propose un subtil exemple de racialisation domestique dans lequel les mécanismes coloniaux de production de l’altérité sont recontextualisés autour du personnage d’une nounou blanche. Il s’agit ainsi, en plus de souligner le besoin de repenser la cartographie postcoloniale de la France et d’identifier les espaces alternatifs où les traces de l’héritage colonial prolifèrent, de réfléchir à la construction discursive de la figure du petit Blanc dans un cadre postcolonial atypique afin de mettre en évidence le fait que la notion de blanchité traverse le quotidien français et nécessite de faire l’objet d’une attention critique, au-delà de ses manifestations les plus évidentes.   


Mots-clés


blanchité; francité; domestique; France postcoloniale; Leïla Slimani

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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