La “grippe française” et le malaise du lecteur. De la (dé)construction littéraire d’une “identité nationale” dans L’art français de la guerre d’Alexis Jenni

Lena Seauve

Résumé


Le roman L’art français de la guerre d’Alexis Jenni traite de l’“identité française” construite à partir d’un passée violent, guerrier, colonial. À travers la métaphore de la maladie, le narrateur évoque le langage raciste, colonial et nationaliste qui, selon lui, domine l’atmosphère actuelle (c’est-à-dire de l’année 2010) en France.

Le narrateur produit un discours profondément ambivalent sur les concepts de “race”, d’“identité” et de “nation”. La stratégie narrative, examinée dans cet article, consiste à créer un malaise chez le lecteur. À travers un geste de captatio malevolentiae, ce dernier est impliqué dans l’entreprise ambivalente du roman de prouver la contamination langagière omniprésente. En même temps, le roman entreprend une déconstruction critique de tout concept d’“identité nationale” : le besoin même d’avoir recours à cette notion serait, selon lui, signe de bêtise.


Mots-clés


Alexis Jenni; identité; stratégie narrative; narrateur infâme; ambivalence

Texte intégral :

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2012 | Revue critique de fixxion française contemporaine |  (ISSN 2033-7019)  |  Habillage: Ivan Arickx |  Graphisme: Jeanne Monpeurt
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